surfeur en pleine vague

Une petite histoire du Surf.

Interprète, descendante de capitaines au long cours, pilleurs d’épaves, armateurs, employés à la Compagnie des Indes, les étoiles s’étaient alignées pour que je taille la route et devienne Travel Planner. Ma marotte ? L’histoire de l’art...

Gretel Van Son

Des îles Sandwich à l’Australie.

La découverte du surf.

Qui sont ces surfeurs différents? Des retraités en quête du grand frisson? Des entrepreneurs qui ont vendu leur start up? Des marginaux qui ont choisi de ne pas se compliquer la vie? Pas du tout, tout bonnement des pionniers de la glisse. Ils se mirent à pratiquer une activité aquatique: le surf. Et cela sonna comme une philosophie, un retour aux sources. Ce qui peut sembler particulier en traversant  l’histoire du surf c’est d’y côtoyer les grands de ce monde: le navigateur James Cook, les écrivains-voyageurs Jack London ou Hemingway ou encore le cinéaste Hitchcock.

Alors que l’explorateur britannique James Cook, également cartographe de formation, vit pour la première fois un surfeur en 1728 aux Îles Sandwich et il fut fasciné. Pour autant il n’eut pas le loisir de le noter dans son journal de bord car il fut tué peu de temps après par des indigènes. C’est son successeur le lieutenant James King lorsqu’il visita la baie de Kealakekoua qui fit mention de cette activité nautique.

L’explorateur britannique James Cook, également cartographe de formation, vit pour la première fois un surfeur en 1728 aux Îles Sandwich et il fut fasciné.

 Cette pratique remontait bien avant l’arrivée des explorateurs anglais. En effet, au XVème siècle les chefs de tribus hawaïennes prenaient les vagues à bord de longues planches de bois précieux en chantant des airs traditionnels. Il était question de prouver sa bravoure en se lançant à l’assaut des vagues, en quelque sorte d’un rite de passage vers l’âge adulte.

Les Américains lorsqu’ils annexèrent Hawaï comme 50ème état furent moins admiratifs de ce sport et choisirent tout bonnement de l’interdire sous motif qu’il conduisait à la débauche. Il faut dire que les surfeurs naviguaient nus sur leur embarcation ce qui choquait énormément la pudeur des descendants de la Mayflower. 

La démocratisation du surf.

Puis ce fut le champion olympique américain Duke Kahanamoku d’ailleurs statufié à Hawaï qui promut ce sport au début du XXème siècle. Il créa le premier club de surf au monde. Il évoluait sur ses long ride qu’il reshapait lui-même. Il sût combiner l’esprit aloha et la modernité. Par ailleurs champion de crawl, il introduisit avec les Beach Boys les règles de bonne conduite du surfeur toujours en vigueur de nos jours. 

A ce propos Jack London dans son ouvrage La Croisière du Snark s’intéressa à ce sport méconnu et en fit la promotion. Il clama haut et fort la beauté de cette activité sportive ainsi que de ses athlètes en ces termes:

A royal sport. That is what it is. A royal sport for the natural king of the Earth.

En France il fallut attendre les années 50 et Peter Viertel, scénariste de Orson Wells venu faire du tourisme à Biarritz pour voir apparaître le surf. Il fit livrer ses planches par avion depuis l’Amérique. C’est lui qui initia les Français à cette nouvelle discipline et la côte Basque prit alors des airs de Californie. Les Tontons Surfeurs étaient nés: Michel Barland : Jacky Rott…En 1959 ils créèrent le premier club de surf, le Waikiki surf club. 

Les années 60 apportèrent une démocratisation du sport d’autant que l’arrivée de composants plastiques au lieu du bois utilisé jusque là révolutionna ce sport. Si Joël de Rosnay devint champion de France de surf en 1960 et participa en 1964 aux championnats du monde, les Américains dominaient la discipline. 

Ainsi Kelly Slater crevait l’écran. Cette icône de la jet qui participa à la fameuse série Alerte à Malibu pulvérisa les records avec 11 titres de champion du monde à son actif. Sa vitesse et son sens de l’équilibre en faisaient un surfeur hors pair. En outre son talent invita ses concurrents à se surpasser à l’image de son rival et néanmoins ami Andy Irons

En 1969 un ovni surgit des vagues. Il était surnommé le taureau du fait de sa musculature imposante. Il était reconnaissable à son maillot rayé de noir et blanc. Il n’avait peur de rien et il prit la plus grosse vague du XX ème siècle à Makaha. C’était l’Américain Greg Noll

Lors des années 70 des surfeurs imprimèrent un style plus décontracté et plus personnel. Tel fut le cas de Gerry López toujours à l’affût de la big wave. Son attitude particulièrement détendue lui valut le surnom de surfeur zen. Il introduisit les shortboards utilisées majoritairement de nos jours. 

Les années 80 furent marquées par l’arrivée de Tom Curren qui marcha dans les pas de son père. Il compta à son palmarès de nombreux titres de champion de monde. Ce qui le caractérisait était son style fluide et non conforme. Sa fille Lee- Ann a d’ ailleurs rejoint le circuit de la compétition de surf, preuve qu’il s’agit là d’une lignée de surfeurs. 

Avec Jérémy Flores et surtout Martin Potter, britannique et premier européen à se distinguer en remportant la célèbre WTC en 1989, l’Europe s’illustra dans cette discipline. Après quoi ce dernier poursuivit sa carrière en tant que consultant auprès de la worldsurf League lors des étapes de Championship Tour. 

Les années 2000 ont vu l’arrivée de Laird Hamilton. L’enfant terrible était un adepte du tow-in. Autrement dit il se faisait tracter en bateau pour rejoindre la grosse vague. Il concevait lui-même ses foilboards. De la même manière Martin Potter, un autre champion du monde de cette période fabriqua ses shortboards qu’il commercialisa même. 

Les années 60 apportèrent une démocratisation du sport d’autant que l’arrivée de composants plastiques au lieu du bois utilisé jusque là révolutionna ce sport.

Si des champions ont marqué de leur empreinte le petit monde du surf tels que John Florence, ce sport a suscité de vocations parmi les femmes ! La championne Australienne Stephanie Gilmore a décroché le 7ème titre de sa carrière. Ce faisant elle a su s’imposer à ses compétitrices Alana Blanchard et Lakey Peterson.

C’est le vent qui fait les vagues, en attendant qu’il se lève, revoyez Endless Summer ! 

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