Femme dans une posture de yoga

Le lâcher-prise, une attitude positive.

Interprète, descendante de capitaines au long cours, pilleurs d’épaves, armateurs, employés à la Compagnie des Indes, les étoiles s’étaient alignées pour que je taille la route et devienne Travel Planner. Ma marotte ? L’histoire de l’art...

Gretel Van Son

Une façon différente d’appréhender les difficultés.

La vision orientale.

À la différence du héros dans l’Occident qui se bat jusqu’au dernier souffle pour triompher de l’adversité, le héros oriental accepte la fatalité, conscient qu’il est de ses limites. Or cette attitude empreinte d’humilité se révèle beaucoup plus judicieuse pour traverser une crise telle que celle du Covid-19. Dans les années 70 les Européens ont séjourné dans les ashrams, ils y ont expérimenté le concept hindouiste de l’acceptation. Cette philosophie de vie s’est répandue ensuite en Occident et a pris le nom de lâcher-prise. Pour y parvenir différentes techniques d’introspection ont d’ailleurs vu le jour telles que l’ikigai importé du Japon ou la pleine conscience. À l’occasion de la pandémie, le lâcher-prise trouve un écho tout particulier puisque nous sommes contraints. Ce recentrage qui n’est pas un abandon passif mais plutôt un acte volontariste s’avère particulièrement libérateur.

À quelles situations inédites avons-nous fait face ? Comment les avons-nous transcendées ? Quels enseignements en avons-nous tirés ?

Dans les années 70 les Européens ont séjourné dans les ashrams, ils y ont expérimenté le concept hindouiste de l’acceptation.

La transformation de la société.

Tout d’abord, nous sommes passés pour certains d’entre nous brutalement au télétravail alors que nous étions impréparés. Nous avons été forcés de transformer fondamentalement notre façon de travailler en nous appuyant sur de nouveaux outils tels que Hangouts pour remplacer les réunions. Il en résulte que nous avons remis en question notre manière de travail : avons-nous besoin de tant de présentiel, ne pourrions-nous pas déléguer davantage ?

Comme nous étions confinés, nous avons forcément passé plus de temps en famille. Pourtant la cohabitation s’est déroulée sans heurts. C’est que nous étions reconnaissants de traverser cette épreuve réunis avec nos proches. Ce temps à part, nous l’avons employé à des conversations plus constructives. Nous avons par exemple débattu avec nos ados sur les modèles de représentation de Medium à propos de la crise. Enfin, jamais nous n’avions autant pris de nouvelles de nos parents !    

La santé s’est muée en la préoccupation essentielle durant cette crise. Aussi avons-nous su intégrer en l’espace de quelques jours les contraintes qui nous ont permis de nous protéger contre le virus. A l’image des Japonais qui portent le masque lorsqu’ils sont enrhumés, nous en conserverons quelques pratiques. En outre nous avons attaché une importance plus grande à notre alimentation en cuisinant nos makis grâce aux tutos en ligne. Voilà que nous avons pris soin de nous-mêmes ce qui est bénéfique.  

Probablement parce que nous nous dépensions lors de nos déplacements, nous nous sommes retrouvés avec un trop plein d’énergie. Rien de tel pour se défouler que l’activité physique. Comment faire du sport dans un appartement exigu ? Nous avons alors téléchargé des applications de marques de sport même si elles ne remplacent pas notre coach. Nous avons réalisé que la pratique d’un sport était une activité indispensable à l’esprit.

La problématique de l’isolement.

Nous n’avons plus rencontré physiquement nos amis. En revanche, jamais leur présence ne nous avait tant manqué. Afin de maintenir le lien, nous leur avons envoyé des vidéos humoristiques via Whatsapp. De même nous avons cherché à voir nos amis grâce aux apéros sur Zoom ou Meet… Nous en aurons tiré un enseignement, l’humour s’avère salvateur pour prendre de la distance face aux événements ! 

Nous avons n’avons plus assisté à des concerts, visionné un film au cinéma… Dans un premier temps, nous avons ragé à l’idée de renoncer à ce qui fait le sel de notre vie : la culture. Puis nous avons renforcé l’usage que nous faisions de l’offre en ligne : conférences Tedex, applications de France Culture… Il faut reconnaître que les artistes ont mis à disposition des concerts gratuits, la Comédie Française a proposé des opéras gratuits en ligne et nous avons testé les visites virtuelles des musées : Moma, la Galerie des Offices…Nous ne nous sommes jamais autant cultivés car cela nous a procuré une évasion.

Nous en aurons tiré un enseignement, l’humour s’avère salvateur pour prendre de la distance face aux événements !

Durant cette épreuve nous nous sommes reconnectés à l’essentiel en laissant de côté le superflu. Nous avons fait preuve d’adaptabilité et d’imagination. Il a fallu que nous exercions un lâcher-prise. Il est certain que nous avons été aidés par les nouveaux médiums. Pourtant nous leur préférons toujours les contacts humains et nous rêvons déjà à la fête que nous allons organiser pour clore le confinement !

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